L’association Nda Biang « la case de santé » a pour objet l’amélioration des soins médicaux des populations rurales du Cameroun et particulièrement celles de la case de santé d’Ekoudou.
Le Cameroun était parmi les pays les plus prospères du continent africain. Après une forte récession jusqu’à la dévaluation du franc cfa en janvier 1994, la situation économique s’est ensuite fortement dégradée, diminuant de moitié le revenu par habitant, entraînant une détérioration des services publics et du système de santé. Selon le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), 50,6% de la population vivent avec moins de 2 US$ par jour. L’indice de pauvreté, beaucoup plus présente dans les campagnes, représente 70%.
Le Cameroun a du faire face ces dernières décennies à 2 graves crises au niveau de la santé qui, malheureusement perdurent encore : il s’agit du paludisme et du sida. Ces fléaux posent un problème de santé publique majeur pour les populations pauvres et vulnérables
. Le paludisme représente 45% des consultations médicales. 40% des décès chez les enfants de moins de 5 ans.
. L’ONUSIDA estime à 510 000 environ le nombre de personnes vivant avec le VIH, la transmission se faisant dans 90% des cas par des rapports sexuels non protégés. Plus de 70% des malades ont entre 15 et 45 ans.
La santé ainsi que le développement humain y sont encore très bas malgré de nombreux efforts fournis depuis plusieurs années pour diminuer la pauvreté. On remarque encore une répartition inégale des services médicaux dans le pays et surtout dans les zones enclavées, une inégalité totale à l’accès aux soins. Seul les nantis « s’en sortent », et la solidarité familiale reste le seul recours pour les autres et quand ils peuvent.
C’est pour cela que l’Association NDA BIANG, depuis sa création en 2002, soutient la case de santé d’Ekoudou et son médecin André MEDOU .
Ainsi grâce à la volonté de ce médecin qui résiste à la crise et croit qu’il est possible de faire face à cette siuation, le centre de santé autrefois désaffecté a été réhabilité. Son taux de fréquentation a augmenté (plus de 60% contre 17% en 1998). La couverture vaccinale dépasse les 68% contre 20% en 1998.La médecine préventive, la santé maternelle et infantile et celle des personnes âgées restent le combat quotidien du centre de santé d’Ekoudou. Le manque de médicaments essentiels et de petit matériel, ainsi que le très faible niveau de vie des habitants constituent les principales difficultés.
Si la volonté est indispensable, elle ne peut à elle seule remplir la mission de soin. Grâce à votre soutien à l’association Nda Biang, nous avons pu faire des réparations du toit de la case de santé endommagé par la chute d’un arbre. Nous avons fourni et installé les panneaux solaires à la case de santé afin d’alimenter en énergie un réfrigérateur destiné à la conservation des vaccins et apporté de l’éclairage supprimant ainsi les lampes à pétrole au dessus des berceaux. Nous espérons alimenter en énergie un futur microscope. Si nous avons auparavant, envoyé quelques colis de médicaments, la nouvelle règlementation nous oblige à changer cette forme d’aide. Mais beaucoup reste encore à faire. Nous avons besoin de soutien financier pour l’achat de médicaments génériques via les organismes habilités. Nous avons également besoin de fonds pour l’achat d’un microscope, la case de santé n’en disposant plus. Malgré la compétence du Dr Medou, parfois complétée par le système « D », le microscope reste un instrument de soin indispensable
